Max Rouquette


Max Rouquette (Max Roqueta)



Max Rouquette (1908-2005) est né à Argelliers dans l’Hérault, dans une famille de vigneron. Ecrivain de langue occitane, il côtoie,  dès l’enfance Dante, Mistral, les chants des Troubadours… Plus tard, tout en poursuivant des études de médecine, il œuvre pour la littérature occitane par Le Nouveau Languedoc, « cénacle » d’étudiants puis en 1936 la revue Occitania ; en 1945, il est cofondateur de la Societat d'Estudis Occitans (Institut d'Etudes Occitanes). Entre 1945 et 1978, il dirige la nouvelle revue trimestrielle occitane et catalane Vida Nova puis de 1978 à 1983, Oc.


L’œuvre de Max Rouquette, de langue occitane, est souvent traduite en français de sa main. Il publie ses premiers textes dans les années 1930. Une décennie plus tard, débute véritablement sa reconnaissance en tant qu’auteur. Citons par exemples : Somis de la nuoch (Les Psaumes de la nuit, 1942), Lo Metge de Cucunhan (Le Médecin de Cucugnan, 1955), Lo Miralhet (La Comédie du miroir, 1957), Lo Maucor de l'unicorn (Le Tourment de la licorne, 1988), D'aici mila ans de lutz (À mille années-lumière, 1995), Lo Glossari (Le Glossaire ou l'étrange Univers du savant Môssieur Pluche, 1995). Prosateur fécond, poète généreux et dramaturge inventif, Max Rouquette peint la nature et les traits de ses habitants de son Hérault natal notamment dans le Vert Paradis, œuvre de courts récits en prose publiée sur une trentaine d’années et constituant son chef-d’œuvre.


Josep Sebastia Pons, auteur roussillonnais de renom de la première moitié du XX° siècle et François Dezeuze, L’Escoutaire (extraordinaire conciliateur des opposés apparents Nature/ Culture. Culture savante/ Culture populaire) ont eu une grande influence sur le choix d’écriture de Rouquette peut-être influencé, en homme du XX° siècle, par l’existentialisme et la promesse du Néant. Assurément, Rouquette affectionne les Présocratiques qui mettent à distance le mythe, le divin et craignent l’anthropocentrisme. L’écrivain Rouquette semble être un maître de sagesse rendant compte du flux du temps, de la condition humaine, bref, dans ce que la vie est irrémédiablement tragique…


Le renouveau de la littérature occitane dans les années 1960 observé par les historiens littéraires est dû à une mouvance interne mais aussi à des apports hors « Occitanie ». Rouquette est notamment lecteur attentif et traducteur des poètes Frederico Garcia Lorca ou John Millington Synge ; ce dernier ayant été un écrivain « activiste » pour la renaissance ou la survie de la culture irlandaise. Mais la question de l’influence semble aller au-delà de la coïncidence intellectuelle pour une identité plus profonde. Lors d’une interview en 2002 et parue dans la revue Auteurs en Scènes: « En réalité pour moi ce qu’on appelle une influence, ce n’est que le choix ou plutôt la recherche de lui-même, par l’auteur débutant, dans l’œuvre et dans l’esprit de l’autre. Celui qui commence va vers l’auteur qui lui ressemble le plus. Il ne le sait pas, mais ses choix sont révélateurs de sa propre personnalité. A mesure qu’il pratique les œuvres des autres, il se découvre lui-même. Évidemment, s’il a quelque chose à dire, il se dégage de cette « influence », et il trouve sa voie précisément grâce à sa recherche ».

 








Œuvres de Max Rouquette :


 


  • Vert paradis (éditions du Rocher)
  • Le Grand Théâtre de Dieu (éditions de Paris)
  • Le Corbeau rouge (éditions de Paris)
  • Le Livre de Sara (éditions de Paris)
  • Les Roseaux de Midas (éditions de Paris)
  • La Quête de Pendariès (éditions du Trabucaire)
  • Tout le sable de la mer (éditions du Trabucaire)
  • Ils sont les bergers des étoiles (éditions du Rocher)
  • Les psaumes de la nuit (éditions Obsidiane)
  • Le tourment de la licorne (éditions Domens)
  • D'aici mil ans de lutz / À mille années-lumière (éditions Jorn)
  • Bestiaire (Atlantica)
  • Bestiaire II (éditions Fédérop)
  • Médée : Drame (éditions Espaces 34)
  • Le Glossaire (éditions Espaces 34)
  • L'épopée de Pappa Popov (éditions Domens)
  • Poèmes en prose (éditions Fédérop)